A fuir
A fuir
J’ai souhaité passer l’IELTS dans le cadre de mes études, mais je devais bénéficier d’aménagements spécifiques en raison d’un handicap. Dès que j’ai eu la confirmation, fin juin, que l’IELTS était bien nécessaire pour mon parcours, j’ai immédiatement commencé les démarches.
Le problème est que mon école m’imposait une deadline au 31 août. J’ai donc demandé à passer l’examen le 29 juillet, avant la fermeture estivale du centre d’examen de Lyon, afin d’être certaine de recevoir mes résultats à temps. Ma demande a été refusée.
J’ai alors proposé de passer l’IELTS en ligne, toujours dans le but de respecter cette échéance. Cette solution m’a également été refusée.
J’ai finalement pu passer l’examen le 22 août. On m’avait assuré que les résultats seraient disponibles sous 1 à 5 jours, ce qui me permettait théoriquement de respecter ma deadline du 31 août.
Quelle ne fut donc pas ma surprise en me connectant à mon compte IELTS : il était indiqué que je ne recevrais finalement mes résultats qu’à partir du 4 septembre, soit 13 jours après l’examen.
J’ai immédiatement contacté le British Council afin de savoir s’il était possible d’avancer exceptionnellement la publication de mes résultats compte tenu de ma deadline. Réponse : aucune accélération possible, même en présence d’une échéance académique.
Résultat : j’ai payé 307 € pour un examen dont les résultats arrivent après la date limite qui m’était imposée, ce qui signifie concrètement que j’ai payé cette somme pour rien, puisque le résultat ne pourra pas être utilisé dans les délais demandés par mon école.
Cela soulève, selon moi, une véritable question concernant la prise en charge et la considération des candidats en situation de handicap.
Comment est-il acceptable que des aménagements, que je rappelle ne pas avoir choisis mais qui sont nécessaires en raison de mon handicap, se traduisent concrètement par des délais supplémentaires et des contraintes supplémentaires ?
J’ai également demandé à passer l’examen l’après-midi plutôt que le matin, notamment parce que j’habite à environ 50 km de Lyon. Cette demande m’a également été refusée au motif que je bénéficiais d’aménagements. Je ne comprends toujours pas le lien entre ces deux éléments.
J’ai surtout eu le sentiment que le British Council ne cherche pas réellement à adapter son organisation aux besoins des candidats en situation de handicap, mais attend au contraire que ces candidats s’adaptent à un système rigide.
Or, c’est précisément l’inverse qui devrait être le principe d’un aménagement d’examen : permettre au candidat de composer dans des conditions adaptées à sa situation, et non lui imposer des contraintes supplémentaires du fait même de son handicap.
Je trouve cette situation particulièrement décevante de la part d’un organisme international qui se présente comme accessible et inclusif. Faire le minimum pour respecter les obligations légales n’est pas, à mon sens, la même chose que prendre réellement en considération les besoins des personnes en situation de handicap.
Une expérience extrêmement frustrante, avec le sentiment de devoir constamment me battre pour obtenir des adaptations qui devraient justement être là pour me permettre de passer l’examen dans des conditions équitables.








