Laval, en Mayenne, une ville qui « flambe ».
Pas d'escalier roulant dans la gare mais les décorations de fin d'année coûteraient, approximativement, 240 000 euros en 2025 - 400 000 euros en 2022 - pour une débauche de dispositifs kitsch. Aucune unité entre les différents « gadgets » qui peuplent abondamment l'espace public : ours blancs, licornes et objets piriformes à facettes. Une pollution visuelle hétéroclite qui consomme de l'énergie.
La petite ville a quelques atouts qui pourraient être exploités mais raisonnablement : les ponts, la rivière, le château avec une ravissante perspective que l'on peut admirer quand on voyage par le train depuis le viaduc. Une mise en valeur lumineuse suffirait. Le décor pourrait être recyclé d'une année sur l'autre comme dans les familles. « Less is more »... éviterait l'effet « parc d'attraction ».
Et encore, je ne vois plus la pancarte municipale, au niveau du théâtre et du bac à sable installé l'été, incitant à... consommer.
Compte tenu de la nécessité de faire des économies, une hiérarchie dans les dépenses pourrait éviter de dilapider 240 000 euros dans de l'éphémère. La somme pourrait être affectée à des postes plus essentiels comme la santé, le sport et passim...
La rénovation de certains bâtiments est confiée au hasard et au... Loto du Patrimoine, plus précisément.
La ville se prend pour la capitale avec des calicots d'expositions parisiennes comme celui de Caillebotte, placardés sur la façade de la mairie. Rien encore sur David.
L'été, impossible de poser son chevalet dans la cour du château où le leitmotiv est aussi la consommation avec une "barraque à frites" ambulante.
Le nouveau centre, avec ses « Halles » ne propose aucune piste cyclable. Tout y est dédié aux piétons, en « théorie ». La végétation y est pauvre. Des tables à profusion car, là comme ailleurs, l'important c'est de consommer.
Dans le bâtiment, l'espace est peu lisible. Les étales des commerçants sont relégués vers les bords afin de faire toute la place à une « cantine italo-corse » avec bar, restaurant, terrasses. Un lieu « unique » par son absence de concurrent.
