Cynisme du Syndicat de la librairie !
Le Syndicat de la librairie française, faute d'être capable d'innover, a préféré se faire assister par les politiques et pénaliser, à nouveau, les lecteurs par une hausse des frais d'expédition des livres. Frais de port qui passent à 3 euros. Le livre d'occasion avait déjà souffert d'une mesure visant à dissuader les lecteurs d'acheter de la "seconde main". Cela m'avait éloignée, pour le principe, des librairies et de leurs vitrines aguicheuses avec des couvertures de livres plus que racoleuses : photos de couvertures veules et bridant l'imagination des lecteurs potentiels. Je n'y trouve jamais les livres dont j'ai envie. Le grand philosophe François Jullien précise, à la fin de l'un de ses livres, en italique, qu'il n'est jamais invité nulle part car ses ouvrages sont jugés : "trop exigeants". Les livres sont devenus des produits de consommation ordinaires avec des mises en scènes commerciales : organisation de signatures et passim. Mon budget livres est conséquent mais il échappe, depuis plusieurs années, aux libraires. J'ai pris une décision purement symbolique mais irrémédiable. Il suffirait d'inventer des sites de e-commerce attractifs et de mutualiser les efforts. Les préférences des libraires pourraient s'afficher et, peut-être, convaincre certains lecteurs, éloignés des grandes villes et doublement défavorisés, surtout en période d'inflation. Les personnes disposant de faibles revenus ne sont sans doute pas, ou plus, concernées par l'achat de ce qui est devenu un luxe. Un livre de Poche à 7 euros passe, tout de même, à 10 euros !


